Lilian Thuram : le racialiste antiraciste ! 2/3

           Avec sa fondation, Père Lilian prêche dans les écoles et explique aux petits blancs qu’ils sont nés raciste, de parents racistes, et que s’ils continuent à perpétuer les mêmes comportements racistes imprégnés de relents coloniaux que leurs enculés de pères et mères (mais aussi pères et pères, pères, mères et mères, mères – c’est un texte inclusif), leurs enfants seront à leur tour des enfoirés de blancs racistes. Père Lilian explique que le racisme, c’est lorsqu’on essentialise l’autre, qu’on réduit un groupe d’individus à un certain comportement basé sur sa couleur de peau. Soit exactement ce qu’il vient de faire avec le blanc. Père Lilian regarde les petits maghrébins et noirs avec bienveillance. Les asiatiques, ils s’en fout vu qu’ils travaillent bien à l’école et qu’ils ne se plaignent jamais.

          Pour mettre en lumière le système d’oppression de l’Etat ségrégationniste français, Lilian Thuram a recours à des arguments novateurs. Selon lui, la France n’est pas ouverte sur le monde et ne l’a jamais été. Elle se considère, et s’est toujours considérée, comme le centre du monde. Et Père Lilian en veut pour preuve les planisphères que l’on trouve dans les classes, qui placent la France au cœur de la carte. Selon lui, on conditionne de cette façon les enfants à observer les choses sous un prisme unique, celui de la position centrale de l’Europe. En fait, Tutu est tellement obnubilé par l’idée que la France est une terre d’enculés qu’il ne se rend même pas compte que si notre pays est au centre de la carte, c’est par pure commodité de lecture. Quand on doit apprendre à des morveux à quel endroit du monde leurs parents les torchent, mettre leur pays au centre, c’est plus pratique. Au Japon, ils ont des planisphères qui placent leur pays au centre. Aux Etats-Unis, ils ont des planisphères qui placent l’Amérique du Nord (et donc du Sud hein) au centre.

       Père Lilian ajoute même que sur les cartes que l’on donne aux enfants, l’Europe et l’Amérique du Nord sont agrandies (interview disponible ici ! Régale-toi, c’est à 30:25) et ment sciemment (ou par ignorance) en prétendant qu’il y là une sorte de complot occidental. Il est impayable notre curé. Ceci est de notoriété publique. Il s’agit simplement d’une déformation de la réalité lorsqu’on transfère une surface sphérique sur une surface plane. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que le Groenland est tout autant déformé sur un planisphère en apparaissant grand comme l’Amérique du Nord, alors qu’il est à peu près aussi vaste que le Mexique. Idem pour la Russie qui est en réalité plus petite que l’Afrique, contrairement à ce que montre un planisphère (et on ne peut pas accuser la France de Russophilie). Bref, Père Lilian est fier de débiter ses conneries dans les écoles. Et plus que de conneries, il s’agit bien davantage de propagande.

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          Éveiller les consciences des bébés fachos n’est pas son seul champ d’action. Lilian Thuram dénonce également le racisme qui sévit dans le monde de la culture. En partenariat avec le Musée Eugène Delacroix, notre Saint-Bernard du racisme est invité à participer au choix des œuvres d’une exposition consacrée à l’orientalisme et ses représentations, de même qu’à en être le guide. Et là, carnage ! Devant le tableau Les femmes d’Alger, copie de Fantin-Latour du tableau de Delacroix, Thuram écrit : « La femme orientale fascine au 19ème siècle pour la liberté que ses vêtements, lâches, libres, donnent à son corps, à une époque où les femmes européennes portaient des corsets, des guimpes, qui contraignaient leurs mouvements. […] La mode orientale est appréciée pour la liberté des corps qu’elle permet. » On écoute attentivement les sans-dent ignares. C’est Lilian Castelot qui cause ! Thuram évite soigneusement de parler du fait que la scène montre un harem. Il ignore par ailleurs qu’au XIXème siècle, 99,9% des femmes françaises sont des cul-terreux dont le travail au champ ne leur permet pas de porter de corset… Aussi, il faut rappeler à notre Mac Lesggy Ebony que dans le monde musulman, c’est à partir de l’arrivée au pouvoir de Bourguiba en Tunisie, en 1957, que certaines femmes ont pu commencer à se dévoiler. Thuram n’en a cure (ou ne le sait pas). Tout est bon pour saloper le facho blanc occidental et glorifier l’oriental, même les plus grotesques manipulations historiques.

         Devant le tableau de Delacroix Le combat du Giaour et du Pacha, qui représente un cavalier occidental dont le cheval écrase un homme oriental à terre, Tutu s’exclame : « Le personnage sur le cheval, ce serait l’Occidental, qui met à terre le Pacha, lui, de l’Orient. Ça raconte une histoire. On voit bien qu’il y a un rapport de domination ». Voilà, on y est. Sauf que la réalité du tableau est tout autre. La toile s’inspire d’un poème de Lord Byron qui raconte la vengeance d’un vénitien dont la bien-aimée est tuée par le Pacha dans le harem de celui-ci. Rapport de domination mon cul !

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      En bref, Lilian Thuram exhorte les occidentaux à changer leur regard. Il devrait commencer par le sien. Toutes ses prises de position sont subjectives et malhonnêtes, souvent grotesques. Le coup du planisphère est aussi ridicule que l’affaire des sparadraps blancs qui, selon Rockhaya Diallo, seraient racistes (on a peur du conflit interne qui doit l’opposer à ses raclures de fachos de globules blancs…). Le site de sa fondation est incroyablement partial. Aucune mention ou presque des colonisations arabes ou ottomanes, de l’esclavage arabo-musulman qui a pourtant duré 14 siècles et persiste de nos jours, aucune mention de Tippo Tip (un des plus grands esclavagistes, noir, originaire de Zanzibar). Tout est observé sous le seul prisme du racisme, principalement blanc. Pour quelle raison ? Christiane Taubira nous donne la réponse : « il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes. » Les petits blancs en culotte courte peuvent se brosser, eux. Tout ce que pense Thuram se fonde sur l’ethnie et la couleur de peau. Au sujet de la discrimination positive, pour laquelle il est évidemment favorable, il déclare : « Si vous faites une discrimination positive sur le social, ça revient beaucoup à faire une proposition sur l’ethnie. » Son étroitesse d’esprit n’imagine même pas que des blancs crèvent la dalle dans des coins paumés de France où il n’y a plus d’hôpitaux, pas de médiathèque à brûler ni de terrain de foot sur lequel dealer. Bref, pour Thuram, seuls les banlieusards de couleur sont pauvres.

          On s’arrête ici les copains. Troisième et dernière partie demain.

Victor

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