J’ai regardé et écouté chanter Bilal Hassani ; et j’ai survécu.

Temps de lecture : 6min.

     A moins de vivre dans la cave de Papa Fritzl, tu n’es pas sans savoir que le représentant français pour l’Eurovision 2019 a été désigné : il s’agit de Bilal Hassani. Je m’intéresse à la culture hein. Mais je te cache pas que je ne connaissais pas le gonze. Alors j’ai fait comme n’importe quel connard en 2019. J’ai tapé son nom sur internet et Gogol m’a proposé de regarder des vidéos de notre popstar du moment. Banco. Je venais de saigner un Faites entrer l’accusé sur Jean-Claude Romand. Tu sais ? Le mec qui a déglingué toute sa famille parce que sa femme avait compris qu’au lieu de bosser à l’OMS en tant que chercheur comme il prétendait, le mec passait ses journées à monter des escroqueries à la Madoff en enchaînant les magazines Géo dans sa voiture. En 20 ans, le mec est devenu tellement calé en nature qu’il t’aurait fait passer Haroun Tazieff pour un lycéen en première SVT. Quel génie ! Tu comprends à quel point j’étais à fleur de peau.

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Rencontre du 4ème type :

         Me voilà donc sur Youteub à regarder une vidéo de Bilal Hassani. Et là c’est le choc. Sur mon écran, une espèce de Dalida anorexique sans strabisme qui balance un « Booooonsoooiiiiiiiiiir Paaaaarriiiiiiiiss » ponctué de vocalises nous rappelant les heures les plus sombres de l’histoire. C’est-à-dire celles où Mariah Carey, pas encore devenue une saucisse de Morteau avec du mascara, trustait les ondes radiophoniques à base de ridicules arabesques vocales de cet acabit. Je ne vais pas te mentir. Au bout d’1min30, j’ai abandonné. Pourtant, Dieu sait que les émissions de Denis Brogniart m’ont appris qu’ « il ne faut rien lâcher ». Mais c’était trop pour moi. Une voix nasillarde à te causer un œdème cérébral ainsi qu’un vocabulaire aussi pauvre que celui de Franck Ribéry ont eu raison de ma ténacité.

         Je me suis alors dit que je n’avais pas le droit de juger sur pièce de cette manière. Il fallait au moins l’écouter chanter. Après tout, il est là pour ça paraît-il. Alors je tape son nom et le titre de sa chanson sur la barre de recherche : Roi. Lecture. Notre Dalida d’Ethiopie est bien là et… ho putain !!! Zoom arrière. Comment te dire ? Disons que sa construction cellulaire s’est égarée quelque part entre l’être humain et la gambas. Tu me trouves dégueulasse ? Je t’emmerde. Si on a le droit de se foutre ouvertement de la gueule de Mireille Mathieu (elle cherche un peu avec sa coupe d’André Gluscksman), je ne vois pas au nom de quoi on n’aurait pas le droit de tailler Bilal Hassani.

 

Quand la musique est conne… coooonne coooonne cooooonne :

         Mais parlons musique. Des notes de piano entendues mille fois. Des accords pompés à Julien Doré sous Prozac (c’est dire). Et des paroles dignes d’un poème de ta fille de 6 ans. Enfin pas tout à fait car le gonze chante moitié-français moitié-anglais (visiblement, c’est pas le seul truc sur lequel il hésite…). Le français est la langue olympique. Du XVIIème à la fin du XIXème siècle, le français était la langue de toutes les cours d’Europe et bordel de merde, en 2019, pour être swag il faut user de la langue des rosbifs. Ça me fait penser à ces mots de Rousseau : « La langue suit les vicissitudes de la nation ». Putain mais jusqu’où on va aller pour s’humilier ? En bon français, je préfère mille fois perdre avec les honneurs que gagner dans la honte.  Bilal s’en fout. Il enchaîne les rimes pauvres et jongle entre la langue de Shakespeare et la langue de Marc Lévy. Je ne résiste pas à l’envie de te faire croquer un peu :

You put me in a box, want me to be like you
Je suis pas dans les codes, ça dérange beaucoup
At the end of the day, you cannot change me, boo
Alors, laisse-moi m’envoler.

         On y est. Christopher Lasch appelle ça « La culture de l’Homme-Narcisse », thème particulièrement cher aux chanteurs d’aujourd’hui : Moi, moi, moi, moi, moi en résumé. Je suis ce que je suis et ne comptez pas sur moi pour changer. Il faut m’accepter ainsi. Je n’ai qu’une philosophie, être accepté comme je suis… Bref, toute la rhétorique soixante-huitarde que l’on inocule à nos petites têtes blondes et qui n’est en réalité qu’une négation de la civilité.

 

Nivellement par le mascarat :

        Je n’ai absolument rien contre Bilal Hassani. Entendons-nous bien. Les attaques qu’il subit sur sa sexualité ou son apparence son lamentables. Mais, j’estime que la place qui lui est accordée est bien davantage liée à sa sexualité et son apparence qu’à son talent. Et qu’il n’est pas étonnant que les critiques qui lui sont adressées relèvent de cela et non de sa musique. Car soyons clair. Sa chanson est pourrie (ils s’y sont pourtant mis à plusieurs pour l’écrire). Le texte est naze. Le mec chante à peine mieux que Georges-Alain Jones. Bref, je regrette que sa chanson n’ait pas été appréciée indépendamment de certains critères qui n’ont rien à voir avec la musique : sa queeritude, son homosexualité, sa couleur de peau, son blaze. Être hybride (je suis bien obligé d’employer ce terme puisqu’il ne veut pas être mis dans une case) ne dispense pas d’un certain talent. Voyez donc les Freddy Mercury, David Bowie, Beth Ditto ou Poppa Chubby. Résultat de recherche d'images pour "freddie mercury i want to break free"Eux-aussi ont dû recevoir des paquets de merde sur la tronche dans leur vie. Avec cette différence notoire : le talent. Je persiste à penser que Bilal Hassani est avant tout un symbole, celui des minorités. Et que c’est le symbole qui a présidé à sa désignation, bien avant son talent. Et si l’on peut me répondre que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, je rétorquerais qu’on s’habitue au goût de la merde, et qu’on finit même par l’aimer quand on a que ça à bouffer. Si tu emmènes un gonze qui n’a jamais vu la mer à Palavas-les-Flots et que tu lui dis qu’il n’existe rien d’autre, il va trouver ça vachement beau. Bah c’est à peu près pareil.

 

De la musique de… pour tous :

      Après avoir visualisé sa vidéo, je me suis dit que sa chanson était tout à fait symbolique de toutes les bouses que l’on peut entendre aujourd’hui : des trucs sans âme, sans puissance, sans saveur. Des chansons qui ne doivent pas dépasser les 2min30 pour tourner sur W9 entre « Les marseillais à Ouarzazate » et « Les ch’tis à l’Académie Française » (je déconne, ça je regarderais). En fait, Roi, la chanson de Bilal, c’est de la Cristaline. Et en ce moment, j’ai plutôt envie d’alcool de patate, d’un truc qui te décolle la glotte comme Gigi avec l’alcool des montagnards dans Les bronzés font du ski. J’ai tapé « Bruce Springsteen live Barcelona 2002 » sur Youteub et là, la délivrance. Image associéeUne scène gavée d’amplis Marshall ; un batteur de cinquante balais qui massacre ses fûts ; de la transpi ; un mec qui gueule dans son micro la chemise pleine de sueur ; un solo de six cordes et des perles qui se fracassent sur le manche ; un public qui hurle et qui saute ; de la puissance et des putains de frissons.

        Quand tu regardes Bilal Hassani chanter, tu te dis qu’il aurait mis un brin de muguet au bout de son fusil à Verdun. Il aurait coloré ses lèvres de son plus beau gloss. Et il aurait hurlé aux allemands : « Noooon ne tirez pas !!! Acceptez-moi comme je suis !!! » Avec Springsteen et son groupe, dans les tranchées, vous vous seriez regardés.  Sans un mot. Puis Bruce le boss aurait dit : « Les gars, aujourd’hui, on va buter du casque à pointe ». Et tu y serais allé après avoir changé de slip pour en mettre un plus grand afin de supporter la taille de tes nouvelles boules.

       Bruce Springsteen est hélas bien démodé. Le stéréotype musclé qui pue l’homme et change de chemise six fois par concert, c’est has-been et oppressif. Bilal est certainement un gentil garçon. Mais je souffre que le cliché qu’il représente soit érigé en exemple, de l’Eurovision au cirque Pinder de l’Elysée. Résultat de recherche d'images pour "fete de la musique à l'elysée" Je veux revoir des Bruce Willis, des Sylvester Stallone, des Steven Seagal et des Conan le Barbare. Et je me fais du bien en regardant Bruce Springsteen jouer de la guitare en hurlant dans son micro, les jambes tellement écartées par ses bolocks chargées en testostérone qu’il ferait passer Raoul Bitembois pour Farinelli.

      Je te laisse mater ces deux titres live du Boss et tu verras qu’après ça, tu auras envie d’envahir la Pologne ou descendre dans la rue pour sauver la veuve et l’orphelin.

      Salut les tanches.

3 commentaires

  1. En conclusion, tu veux surtout revoir des hommes blancs.

    Ton texte est bien écrit, dans la mesure où tu mets au service de ton idéologie ta connaissance de la musique et ton goût pour la langue. L’humour est un peu pompeux. Le problème se situe avant tout dans le fait que tu reproches à Bilal Hassani, ce que tu pourrais reprocher à une quantité d’autres artistes qui sont là depuis bien longtemps. Hasard ou pas, il a fallu attendre le profil d’un Bilal Hassani pour que la nouvelle tendance masculiniste blanche française réactionnaire en manque de guerres et de famines se sentent agressée par la fragilité ambiante. Il n’y a qu’à voir comment vous avez réagi pour un incendie de Cathédrale pour savoir que vous n’avez aucune conscience de ce que veut dire « porter ses couilles » en période de guerres sans devenir un psychopathe qui confond défendre la veuve et l’orphelin et massacrer des innocents par frustration ou égo blessé. La France n’est plus ce qu’elle était. Vous me faites penser aux musulmans qui continuent de vivre dans la nostalgie d’un califat lointain et disparu.

    En tant que « blanc » , tu devrais mieux choisir les cibles néo-féministes auxquelles tu t’attaques, cela donnerait plus de crédibilité à ton discours.

    D’autant plus que les minorités n’ont jamais grâce à vos yeux ; que ce soit des hommes virils, ou des profils à la Bilal Hassani.

    Au-delà des valeurs défendues, souvent projetés dans une violence incompréhensible, qui n’a strictement rien à voir avec le courage, l’honneur et la dignité – à ce sujet les blagues sur les somaliens sont un peu risibles au vu du confort dans lequel tu vis – on lit une confrontation ethnique en filigrane. Une haine identitaire. Tant mieux, ça arrange la gauche cette incapacité à vous remettre en question sans blâmer l’autre de vos propres maux , de vos propres décadences morales.

    Bruce Springsteen, sa musique, son public, etc… À ce sujet, tu aurais pu choisir des artistes français, toi qui justement pleure que l’anglais soit devenu un obligé, une soumission. Tout nationaliste que tu sois, cela n’empêche pas d’apprécier des artistes étrangers évidemment mais je trouve loquace que tu aies mis uniquement en avant des hommes blancs non francophones en opposition à un arabe francophone. Tout en déplorant encore une fois l’utilisation de l’anglais dans un monde globalisé.

    Les nationalistes, vous avez cette fâcheuse tendance à vouloir vivre le monde d’il y a quelques siècles en chérissant les causes technologiques, scientifiques qui imposent un autre monde.

    Heureusement, vous n’êtes pas encore prêt psychologiquement à réfléchir l’extermination des uns et des autres tant cette vie vous semble importante, et quoique vous en disiez vous vivez dans un confort tant matériel que idéologique qui vous permet de continuer à penser vos «  luttes «  à travers des sites et des blogs tendances. Les masculinistes blancs c’est un peu la version de droite des fdp bobos hipsters parisiens.

    Cordialement.

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    1. Bonjour Sam,

      Comme vous m’avez fait l’honneur de me lire et de me laisser un commentaire, je vais prendre le temps de vous répondre point par point, au gré de votre texte.

      Non, ma conclusion n’est pas du tout que je veux revoir des hommes blancs. Dès le départ, vous montrez une grille de lecture qui, de toute évidence, met en péril votre objectivité quant à la lecture de ce texte. Ce ne sont pas des hommes blancs que je veux revoir mais des artistes DE TALENT. C’est la seule chose qui m’intéresse. Ici est le principal reproche que je formule à Bilal Hassani et j’espère que vous n’avez pas manqué de noter que je condamne les attaques dont il fait l’objet s’agissant de sa sexualité ou de ses origines. Extrait : « Je n’ai absolument rien contre Bilal Hassani. Entendons-nous bien. Les attaques qu’il subit sur sa sexualité ou son apparence son lamentables. Mais, j’estime que la place qui lui est accordée est bien davantage liée à sa sexualité et son apparence qu’à son talent ». Mon problème réside donc dans l’idée que la personnalité d’un artiste serve en premier lieu le choix dont il fait l’objet et ce bien avant ses qualités d’artiste. Vous êtes donc de mauvaise foi.

      L’humour est pompeux, je l’assume. Il est même souvent facile et gras. C’est indéniable et l’écriture dénote avec le style que j’emploie sur mon blog. Que cet humour vous déplaise, libre à vous. « Du goût et des couleurs, on ne discute » comme dit Kant. Du reste, s’agissant de la blague sur les éthiopiens (et non les somaliens), navré qu’elle ait déçu le Social Justice Warrior que vous êtes. Mais bon, n’est pas Usul qui veut…

      Vous me reprochez d’avoir choisi Bilal Hassani. Mais pourquoi n’aurais-je pas choisi Bilal Hassani ? Justement parce qu’il est d’origine maghrébine ? C’est tout le racisme de gauche qui s’illustre dans votre réflexion et ce de manière parfaitement cohérente. Mes compliments. Désolé, tout le monde doit pouvoir être taillé. Et ce faisant, je n’ai jamais prétendu faire acte de courage ou de je ne sais quelle valeur de cet acabit. Ce qui est amusant, c’est de se voir reprocher une certaine lâcheté par quelqu’un qui commente un article dans le doux confort de l’anonymat le plus complet. Voilà qui ne manque pas de piquant. Mais ici est la marque des donneurs de leçon de pacotille qui distribuent les bons points et les cartons rouges en se contentant de mouiller le maillot chez l’esthéticienne.

      S’agissant des cibles néo-féministes auxquelles je devrais m’attaquer, pourriez-vous être plus précis ? De qui parlez-vous ? Là encore, on sent le courage de celui (ou celle) qui veut se mouiller mais qui se contente de tremper l’orteil quand l’eau est trop froide. Si vous parcourez mon blog, vous constaterez que peu d’entre eux y échappent. Des défenseurs du voile aux acharnés du genre. Mais comme vous avez probablement vomi à la fin de cet article, je comprendrais que vous n’ayez pas eu cette bravoure. Par ailleurs, c’est quoi « en tant que blanc » ? Et puis qu’est-ce qui vous dit que je me définis comme blanc… ??? Ces quelques mots montrent le petit racialiste que vous êtes et qui ne peut rien observer autrement que sous le prisme ethnique. Ce qui n’est pas du tout ma conception des choses. Vous dites de moi que je suis un nationaliste. Evidemment, on sent tout le mépris que vous projetez à travers ce mot. Pour ma part, j’estime que le nationalisme est la doctrine politique du patriotisme. Et que le patriotisme n’est en rien réductible à une ethnie. Ainsi, on peut être noir, jaune, arabe ou blanc comme un cul et être français. Notre opposition résume parfaitement le débat actuel, c’est vrai. Du reste, ce sont les gens comme vous, qui passent leur temps à faire le tri entre les blancs et les couleurs, qui alimentent le communautarisme et mettent le feu aux poudres.

      Vous dites que les minorités n’ont jamais grâce à mes yeux. En quoi le devraient-elles ? Seules leurs souffrances méritent d’être combattues et respectées mais être en minorité ne doit pas conférer des droits supplémentaires, contrairement à ce que vous pensez. Ce que vous me faites s’appelle un procès d’intention qui ne se base sur rien de concret.

      Vous me reprochez le choix de Bruce Springsteen et le fait qu’il y aurait un paradoxe à défendre la langue de Molière et prendre l’exemple d’un gigantesque artiste américain. Or vous êtes complètement à côté de la plaque. L’exemple de Bruce Springsteen avait pour vocation de mettre en exergue l’inanité des musiques contemporaines et le manque d’âme de celles-ci (la chanson de Bilal Hassani en étant un parfait exemple). Notez que je parle bien de « toutes les bouses que l’on peut entendre aujourd’hui ». Le propos est évidemment réducteur et volontiers provocateur. Vous n’y êtes pas sensible et prenez cela au premier degré. Soit.
      Quant à cette remarque sur le fait que j’aurais dû choisir un artiste chantant en français, elle montre tout autant votre peu d’honnêteté intellectuelle sachant que mon propos était de pointer du doigt un artiste FRANÇAIS qui représente la FRANCE et qui chante en ANGLAIS. Ce qui n’a donc rien à voir.

      Là encore, j’ai pris un homme blanc (Springsteen) parce que je l’aime beaucoup et que je l’écoutais au moment où j’écrivais cet article. D’ailleurs, puisque vous me prenez pour un membre du Klu Klux Klan, vous devriez être surpris que je puisse aimer un artiste aussi antiraciste et engagé que Springsteen (voyez la chanson 41 Shots, disponible sur Deezer, Spotifiy ou YouTube même si s’agissant de cette plateforme de vidéo gratuite, je suis navré de vous dire que vous devrez regarder un homme blanc chanter. Désolé d’avance).

      « Les nationalistes, vous avez cette fâcheuse tendance à vouloir vivre le monde d’il y a quelques siècles en chérissant les causes technologiques, scientifiques qui imposent un autre monde. » Malheureusement pour vous, en grand admirateur de Jean-Claude Michéa, je ne m’inscris pas dans la généralisation que vous faites (pas d’amalgame hein…) et regrette bien au contraire l’utilisation excessive de la technique.

      Vous finissez en parlant de masculinistes blancs, d’exterminations et autres conneries obsessionnelles que je commence à me lasser de commenter je dois dire. Lorsqu’on est aussi près du point godwin, on se dit qu’il est temps de passer à autre chose.
      Ce que je constate, c’est que l’article ne vous a pas laissé indifférent et c’est déjà une bonne chose. Bon nombre de LGBT ou de personnes de couleurs (des racisés comme vous devez les appeler) ont ri à la lecture de cet article, comprenant le second degré et partageant le sentiment de déliquescence culturelle que propose ce pays, au-delà de toute considération ethnique ou identitaire. Ce n’est pas votre cas. Mais bon, je relativise. Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui…

      Merci quand même pour votre commentaire Sam 😊

      PS 1 : J’ai cru déceler une allusion à l’attentat de Christchurch. J’espère me tromper. Le cas échéant, je m’interroge sur le rapport entre mon article pamphlétaire au sujet d’un candidat à l’Eurovision et un attentat anti-islam qui a fait des dizaines de morts. La vérité est ailleurs…

      PS 2 : Vous revendiquez que la France a changé. Vous vous en félicitez. Moi pas. C’est mon droit le plus strict. J’accepte volontiers de vivre dans une société multiethnique, mais je refuse de vivre dans une société multiculturelle. Il n’y a rien de raciste là-dedans. Simplement une conception différente de ce qui fait la cohésion d’une nation. Je regrette que vous confondiez tout dans un amalgame qui devrait vous répugner.
      Par ailleurs, je me pique de constater que si certains, principalement à gauche, affirment fièrement que la France change, d’autres, à droite, se voient immédiatement taxés de fachos réactionnaires lorsqu’ils disent exactement la même chose. Et c’est vous qui parlez de couilles…

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