La manif de la honte ?

Temps de lecture : 5 minutes.

          L’Histoire retiendra que le 10 novembre, à l’initiative de Taha Bouhaffs et du CCIF, officine ambiguë du salafisme en France, auront défilé fièrement aux côtés d’obscurs thuriféraires de l’Islam politique la France Insoumise, EELV, Lutte Ouvrière, la CGT et d’autres organisations politiques d’extrême-gauche, antiracistes ou féministes pour dénoncer l’Islamophobie. D’après les organisateurs et les 13500 manifestants, la France détesterait l’Islam et organiserait sa ségrégation, sinon sa persécution. Aussi avons-nous vu fleurir des étoiles jaunes que certains manifestants ont même fait arborer à des enfants, dans une compétition victimaire absolument abjecte. Ce n’est pas la première fois que la rhétorique communautaire islamiste opère cette comparaison avec l’ignoble calvaire que vécurent les juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Pour autant, pas de loi pour extorquer les fonds des français de confession musulmane, pas de loi pour saisir leurs commerces, pas de loi pour les empêcher de travailler, pas de Vel d’Hiv, pas de Drancy ni de trains pour déporter des enfants vers des camps d’extermination pour les y gazer. En revanche, la France accorde aux français de confession musulmane d’innombrables droits – des allocations familiales, des soins gratuits, l’école gratuite, des allocations chômage, des prestations sociales « en veux-tu, en voilà » – en contrepartie desquels, un devoir de respect des valeurs et de la culture française leur est demandé (au même titre que les juifs, les catholiques ou les athées). Comment osent-ils comparer leur sort à ceux des juifs ? D’autant qu’il y a une différence notoire. Les musulmans s’affublent volontairement d’une étoile jaune quand les nazis obligeaient les juifs à la porter. Je pense que la photo ci-dessous en témoigne largement. Bref, beaucoup de musulmans organisent leur propre discrimination ; par leurs rites, par leurs coutumes, par certaines de leurs mœurs mais aussi par ce genre d’ignoble maladresse.

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        Cette manifestation a été l’occasion de voir beaucoup de masques tomber. Prenons l’exemple du syndicaliste Sud-Rail et chroniqueur aux Grandes Gueules sur RMC, Anasse Kazib. Venu à cette manifestation pour dénoncer l’ignoble traitement que subiraient les musulmans en France, il prit la parole pour regretter que des entreprises licencient des collaborateurs « qui ne disent pas bonjour, qui ne serrent pas la main ou qui ne font pas la bise », ce qui constituent pourtant des comportements antisociaux et incompatibles avec la vie d’une entreprise mais qui devraient être acceptés au nom de la sacro-sainte pratique religieuse. Au-delà de cela, Anasse Kazib revendique fièrement le droit de se comporter de façon antirépublicaine et contraire aux mœurs et aux coutumes françaises. Toute cette campagne de victimisation cache en réalité un refus total de s’assimiler et de consentir au fameux « vivre-ensemble » dans une forme d’auto-discrimination, là encore, qui est ensuite reprochée au peuple français. Le propos de Kazib n’est pas surprenant et résonne comme celui de Yassine Belattar, lui qui avait revendiqué le fait que « les musulmans ne sont pas dans un projet d’assimilation ». Enfin, le syndicaliste regrettait également qu’il ne soit pas possible de prier dans les entreprises, au regard de la possibilité laissée aux collaborateurs de sortir fumer une cigarette ou acheter un sandwich. Sous les vivas de son auditoire, et dans un relativisme crasse teinté de bêtise abjecte, Kazib révélait ici son vrai visage : celui d’un militant de l’Islam politique et culturel antirépublicain et irrespectueux de la culture française. Pour Kazib, la France n’est qu’un espace géographique où aucune règle immatérielle ne saurait régir les comportements individuels afin de rendre le collectif vivable. Pour Kazib (mais aussi pour ces femmes voilées que l’on a vu brandir leurs cartes d’identité ou de CMU…), la France n’est qu’une république administrative, un catalogue de droits où seule la loi peut être coercitive, de sorte que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé.

     Cette manifestation a également été l’occasion d’entendre des appels à la haine de personnalités comme Laurent Bouvet, Eric Zemmour ou Zineb El Razhoui. Ce qui était hélas prévisible. Mais elle a aussi été l’occasion de voir une foule massive et enthousiaste hurler « Allah Akbar » à la demande de Marwan Muhammad, ancien directeur du CCIF et connu pour ses positions clairement islamistes, lequel regrettait que « les médias fassent passer cette expression religieuse pour une déclaration de guerre ». Que Marwan Muhammad pardonne les médias (miséricorde ?). Ce n’est point leur faute si chaque terroriste hurle doctement cette formule avant d’égorger un prêtre, de fusiller une jeune femme à un concert ou d’écraser un enfant.

   Finalement, cette manifestation est bien, selon le mot d’Ivan Rioufol, une « manifestation de la honte » pour trois raisons :

  • La première en ce qu’elle est une condamnation de la possibilité même de critiquer l’Islam et ses pratiques religieuses par le chantage à l’Islamophobie, laquelle serait un nouveau racisme et probablement le pire d’entre tous. Cette manifestation a pour but de légitimer le délit de blasphème par une campagne de victimisation patiemment menée, portée par ses meilleurs idiots utiles : l’antiracisme français et la gauche radicale de France. Winston Churchill avait raison : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes ».
  • La deuxième raison est que cette manifestation est un crachat au peuple français, lequel encaisse les attentats islamistes depuis 30 ans pourtant sans broncher. Faut-il rappeler que l’islamisme a engendré plusieurs centaines de morts et milliers de blessés depuis 2012 – certains égorgés, d’autres éventrés, poignardés ou décapités mais aussi des enfants écrasés et démembrés – quand l’islamophobie a généré une seule attaque de mosquée par un papy de 84 ans pour deux blessés graves ? Faut-il rappeler que les actes antimusulmans atteignent leur plus bas niveau depuis 2010 avec 100 faits contre 1063 pour les actes antichrétiens alors que dans le même temps, les actes antisémites ont fait un bond de 74% en un an ?
  • La troisième raison tient à la personnalité des organisateurs de cette manifestation qui a fait de celle-ci une grand-messe de l’Islamisme. On a pourtant vu défiler aux côtés des Marwan Muhammad, Madjid Messaoudène et autre Yassine Bellatar tout l’étendard de la gauche radicale et de l’extrême-gauche française, à quelques rares exceptions près. LFI, Lutte Ouvrière, EELV, la CGT ou encore quelques figures des gilets jaunes se sont déshonorés et devront rendre des comptes. Chez les Insoumis, devenus d’inconditionnels lécheurs de babouches, presque tous étaient là. Mélenchon le premier, lui qui fustigeait le terme « islamophobie » il y a peu, a remisé au placard ses principes anticléricaux au nom d’un ignoble électoralisme. L’Histoire retiendra que c’est en ce 10 novembre qu’il se sera couché devant l’extrémisme religieux pour quelques bulletins de vote. A noter la présence d’une courageuse FEMEN quand de nombreux féministes comme Caroline de Haas se sont illustrés en signant l’appel à manifester, voire en défilant aux côtés des bourreaux de celles qu’ils disent vouloir protéger.

*

      Cette manifestation lancée par de vaillants soldats du salafisme, n’étaient ni plus moins qu’un appel prononcé au communautarisme autant qu’une manifestation d’ardents identitaires musulmans. Les identitaires, ce terme qui répugne tant la gauche radicale de ce pays, laquelle n’a pourtant pas hésité à battre le pavé pour eux, piétinant au passage les victimes innombrables de cette idéologie toujours plus militante et revendicatrice. Le meilleur n’est pas à venir…

Victor Petit

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