La « diversité » devient un critère de recrutement chez Radio France

Temps de lecture : 3 min

Sibyle Veil, PDG Pédégère du groupe Radio France arrive à mi-mandat, l’occasion de faire un bilan et de définir les orientations à venir. Nommée en avril 2018 par le CSA, Mme Veil s’est prêtée au jeu la semaine dernière, déclarant notamment s’agissant du processus de recrutement au sein du groupe, « la diversité serait une préoccupation ». Entendez donc : un critère.

Alors de quelle diversité s’agit-il ici ? Le groupe Radio France entendrait-il s’ouvrir à la diversité d’opinion ? Non pas malheureux ! L’endogamie intellectuelle est une tradition depuis bien longtemps sur les ondes publiques. De France Inter à France Culture en passant par France Info, l’on fustige toute pensée divergente comme tout embryon d’idée non-progressiste. En vérité, de Charline Vanhoenacker à Guillaume Meurice ou encore de Nicolas Demorand à Claude Askolovitch, la gauche-caviar n’a que mépris pour la droite-rillettes. Sur Inter par exemple, Guillaume Meurice n’a point mauvaise conscience à se moquer des commerçants au bord de la faillite – qu’il traite de losers ; Frédéric Fromet pratique la raillerie facile et sélective en chantant « Jésus est pédé » comme on tire sur une ambulance, ce que l’immense courage qu’il doit inévitablement se prêter ne l’aurait pas conduit à faire s’agissant d’une autre religion… ; ou encore Sonia Devillers qui trouve le moyen de dresser une liste noire des mal-pensants. Impossible au passage de ne pas penser au fameux « Mur des Cons » du Syndicat de la magistrature. Les institutions d’État éprouveraient-elles quelques difficultés à accepter la diversité la plus élémentaire de toutes qui est celle de penser ? S’agissant du groupe Radio France, il semble bien que oui tant tout ce qui est à droite de Benoît Hamon passe pour facho, réac ou d’extrême-droite.

Donc il allait de soi que la diversité d’opinion ne serait pas celle promue par la gouvernance Veil. Les mâles blancs de plus de cinquante ans n’ayant pas le vent en poupe au sein des services publics audiovisuels (coucou Delphine Ernotte…), la diversité tant vantée ne serait pas à chercher de ce côté non plus. Bon, inutile de tergiverser, la diversité dont nous parle Sibyle Veil est évidemment ethnique. Nos campus universitaires (et notamment les plus prestigieux comme Sciences Po) commencent à être sévèrement gangrenés par la pensée américaine racialiste, indigéniste et décoloniale. Il ne fallait pas s’attendre à ce que l’industrie audiovisuelle (de gauche) passe à côté de cette idéologie du séparatisme et de la haine de soi. Et voici que Sibyle Veil nous ressort cette vieille antienne : la discrimination positive (ou la politique des quotas, en langage moins consensuel).

Car en déclarant que la diversité ferait partie intégrante du processus de sélection, Sibyle Veil nous indique que certains candidats compétents et performants seront recalés en raison de la couleur de leur peau. Car s’agissant de discrimination positive, on ne peut se contenter de voir le verre à moitié plein. Pour noyer le poisson, Sibyle Veil dit vouloir « diversifier la sociologie des médias », et « lutter contre le parisianisme ». Très bien, et je dirais même que je suis prêt à applaudir. Sauf que pour ce faire, Sibyle Veil ne trouve rien de mieux à faire que de lancer Radio France 93, une « une unité de production multimédias implantée en Seine-Saint-Denis ». Le but ? Trouver de « nouveaux talents » et « donner leur chance » aux banlieusards. Donc pour « déparisianniser » l’audiovisuel, on va installer une antenne dans le département d’à côté. Bien évidemment, le but n’est pas de diversifier la sociologie des médias. Auquel cas Sibyle Veil aurait planté ses choux en Province. Le but est bien davantage de diversifier l’ethnologie des médias.

La question qu’il convient de se poser est la suivante : la mission du groupe Radio France est-elle d’assurer un service de qualité ? ou est-elle de promouvoir la diversité ? Sibyle Veil a fait son choix. Un choix guidé par conformisme et idéologie aux dépends du mérite, cela va de soi. Le recrutement sur la base unique du mérite intègre de facto la diversité. Mais dès l’instant où l’on intègre la diversité ethnique comme critère, inévitablement, à un moment où à un autre, c’est au détriment du mérite. Il ne peut pas en être autrement. La discrimination positive suggère toujours une discrimination négative. Ce pourquoi, seul le mérite est juste, et digne.

Car de dignité, il est forcément question s’agissant de discrimination positive. Quelle est véritablement la valeur du candidat retenu issu de la diversité ? Finalement, il est d’ailleurs proprement indigne de considérer que la diversité aurait besoin de ce coup de pouce « mélaninesque ». Serait-on incapable de réussir parce que jaune, noir ou arabe ? Quel raisonnement indigne !

En bref, je me désole de constater que mes impôts, et ceux de tous mes compatriotes, servent à financer une politique publique de recrutement parfaitement injuste et discriminante. Évidemment, les blancs sont ici clairement visés. Hélas, ils s’y habituent.

Victor Petit

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