Libéralisme et capitalisme

Économie vient du mot grec oikonomia qui désigne l’administration de la maison, la bonne gestion pour éviter les dépenses inutiles. Qu’est-ce que l’économie capitaliste sinon l’exact contraire ? la consommation pour le plaisir de consommer ? l’obsolescence programmée ? la démesure ? l’érotisme de la possession ? la volupté du désir et la souffrance du manque ? et inévitablement, comme le figurait Schopenhauer, l’ennui ?

Libéralisme et déconstruction

Les libéraux se trompent. Ils pensent libérer l’Homme en le coupant de son passé ; en lui niant l’héritage historique dont il est à la fois le produit et le dépositaire. Ils ne se rendent pas compte que le langage, que les œuvres qui forgent un esprit commun, que tout ce patrimoine immatériel et matériel constituent le terreau qui permet à chaque individu de se forger une identité, et de réaliser sa nature d’être humain en tant que membre d’une communauté.

Libéralisme et liberté :

Le libéralisme revendiqué par la gauche républicaine est un allié de poids du capitalisme en ce qu’il consacre comme conditions nécessaires à l’émancipation des individus ce qui précisément est à même de favoriser le consumérisme : le progrès, l’illimité, la négation de toute valeurs communes au profit de l’exaltation des valeurs individuelles (Kant), le primat de l’individu sur le collectif, l’hédonisme jouisseur, le jeunisme ou encore le mondialisme.

Une critique du libéralisme : introduction

Le libéralisme est un système total. Il est la promesse de l’émancipation des individus autant que la garantie de la satisfaction de leurs désirs matériels par la concurrence libre des intérêts, c’est-à-dire par la compétition entre les individus. Mais la satisfaction des désirs matériels des individus ne peut être envisagée que par les prémisses du libéralisme économique que sont entre autres la loi du marché, l’impératif de croissance ou encore la concurrence libre et non faussée.

La vaguelette verte

Les observateurs pitoyables de cette vaguelette digne de la piscine à vagues d’Etampes oublient que 50% de la population française vit dans une commune de moins de 10 000 habitants. Ne leur en déplaise, vivre dans une grande ville est presque une exception.

Dignité ? ou honneur ?

Cette « dignité pour tous » est une conséquence de notre vision égalitariste (parce que moderne) de la justice. A l’opposé, la vision grecque de la justice (lisons Aristote) consacrait l’idée de mérite avant celle d’égalité. De sorte que l’on considérait que la crapule ne pouvait exiger d’être traitée à l’égal du vertueux.

Autant en emporte la censure

Plus sournoises car pétries de bons sentiments, les censures que l’on déplore ces derniers temps n’en sont pas moins révélatrices d’une chose : le bien est souvent l’alibi de la barbarie. Et comme disait Pascal : « Qui fait l’ange fait la bête ».

Une critique des Droits de l’Homme

Puisque les hommes sont bons par nature, puisqu’ils sont pardonnés quoi qu’ils fassent, puisque c’est la société qui les corrompt, alors toutes les normes qui jadis les disciplinaient, les préparaient à vivre en société relativement à une culture, à des mœurs, à des coutumes, à certaines manières policées de se comporter, tous ces codes de conduite et de bienséance qui tenaient davantage du « paraître » que de l’ « être », toutes ces règles morales n’ont plus lieu d’exister en tant qu’elles sont des normes aliénantes qui les empêchent de vivre pleinement leur état de nature.

La querelle des anciens et des modernes

Que nous dit la pensée traditionnelle ? Elle nous dit que la raison consiste à interroger les choses avant d’agir sur elles. Elle nous recommande de questionner le sens du monde avant de l’utiliser à nos fins. Elle nous dit que parce que le monde a une nature et constitue un ordre, nous devons faire preuve de mesure et de tempérance dans l’utilisation que nous faisons de celui-ci. Elle nous dit que la sagesse, c’est de tenir pour juste la place qui est la nôtre dans ce monde.