Il y eut Vichy. Il y a Évian.

Les personnes de confession musulmane qui s’offusquent de ce tweet ne choisissent-elles pas de leur plein gré de sacrifier au rituel religieux du ramadan ? Par conséquent, au nom de quoi la société civile ou encore la sphère économique devraient subir les conséquences de ce choix libre et éclairé, et s’adapter en retour ? Cette polémique met concrètement en lumière un concept théorisé par l’écrivain Nassim Nicholas Taleb : les « minorités intransigeantes ».

L’inexorable destruction du lien social

Pour que s’exerce la démocratie, et pour que vive le politique, il faut qu’existent des lieux au sein desquels la sociabilité s’exerce, au sein desquels l’échange est possible. […] Or ce qui fait que les décisions ne sont pas prises par le peuple mais par des instances gouvernantes, c’est précisément la disparition de ces lieux d’échange…

Gagnants et perdants de la mondialisation

En réalité, ce décalage illustre de façon éclatante la fracture entre un corps élitaire sur-représenté dans les classes dirigeantes, parfaitement à l’abri du besoin, dont les préoccupations ne sont plus autres que morales, et un peuple de petites classes moyennes et ouvrières dont le quotidien toujours plus difficile le place à mille lieues de ces agitations sociétales.

Fractures françaises et mépris de classe

Une France qui serait privilégiée mais dont on n’hésite pas à spolier la petite rente pour mieux financer les privilèges de ses bourreaux : tantôt nobles et corporatistes des hautes classes, tantôt apparatchiks du système social si généreusement financé par l’argent des contribuables. Les contribuables sont des vaches à lait dont la seule raison d’exister réside dans leur capacité à remplir un mandat SEPA pour payer leurs impôts et un Pass Navigo.

Sur la polémique de l’islamo-gauchisme

Convenons-en, l’islamo-gauchisme n’est pas une réalité scientifique ; mais pas plus que la blanchité ou les études de genre, lesquelles traduisent, autant que le concept d’islamo-gauchisme, un prisme idéologique qui tient en réalité du militantisme. Quand on se plaît à discourir de la fragilité blanche et de la grossophobie, il est de bon ton de rester mesuré quant aux représentations caricaturales des uns et des autres.

Assa Traoré – Mila : Le peuple contre les médias

Reconnaître un clivage entre le peuple et la classe médiatique relève de l’enfoncement de porte ouverte. Néanmoins, il est toujours bon de saisir les exemples que nous suggère l’actualité pour demeurer alerte sur le sujet. Cette semaine, deux événements médiatiques ont à nouveau éclairé les français d’une lumière froide et implacable sur la réalité de ce clivage.

Tempête dans un verre d’eau

On ne peut que s’étonner du comportement de ces joueurs si prompts à dénoncer le racisme dans ce qu’il a de plus anecdotique, mais dans le même temps si peu enclins à s’émouvoir de la décapitation d’un professeur d’histoire-géographie par un islamiste ou à brocarder l’irrespect des Droits de l’Homme au Qatar, Droits de l’Homme dont ils se font pourtant les illustres défenseurs.