C’était mieux avant ?

Sans but, le mouvement est davantage une errance qu’un voyage. Si je ne puis dire de façon tout à fait certaine que c’était mieux avant, je dis le plus sereinement du monde qu’il y a de quoi trouver du mieux, sinon du bien dans les siècles passés. Une capacité à construire un idéal et à rêver une ambition collective. Une capacité à penser l’Homme comme un être spirituel qui s’inscrit dans une chaîne humaine, non comme un simple individu dont l’horizon indépassable réside dans sa capacité à consommer.

De l’érotisme au moralisme libertaire

Le moralisme libertaire observe les relations entre hommes et femmes sous un prisme unique : celui d’un rapport contractuel car potentiellement inégalitaire. Le consentement des deux parties est l’unique moyen de sceller ce qui s’apparente à un contrat entre deux partenaires, voire un fournisseur et son client, soit l’adhésion parfaite à une société marchande basée sur la consommation. Pourquoi ? Parce que le néo-féminisme voit dans la séduction un rapport de domination qu’il convient d’annihiler.