L’érotisme de la dérision : un mal postmoderne

Désormais, rien de ce qui subsiste du passé, de nos us et coutumes, de nos modes de vie comme des valeurs héritées de notre histoire, ne saurait subsister autrement qu’en tant que simples ornements dont il conviendrait bien davantage de s’amuser que de s’inspirer. Désormais, tout est prétexte au divertissement. Ce paradigme de la dérision est un terrible nihilisme en ce qu’il nous indique que rien n’a de valeur que la capacité des hommes à jouir et à se distraire sans se soucier de rien.

Faut-il s’abstenir de faire des enfants pour « sauver la planète » ?

Il y a les nihilistes de la dérision. Ceux-là considèrent que le monde n’a d’intérêt que dans leur capacité à jouir de lui. Ceux-là ne croient en rien et rient de tout. Mais il y a également les nihilistes du désespoir. Ceux-là en revanche sont très sérieux. Trop même, à tel point qu’ils estiment que le monde est fichu et, qu’en l’état, il n’a pas d’avenir. Ils sont à ce point déprimés et nihilistes qu’ils ne veulent plus faire d’enfant pour trois raisons…

Vérité ? ou Sincérité ?

En perdant son aura universelle et absolue, la vérité a également perdu sa légitimité au profit de la sincérité. La canonisation de la figure de Greta Thunberg est à ce titre édifiante. Agée d’à peine 16 ans, une adolescente qui n’a aucune formation scientifique se voit reçue par les plus puissants chefs d’État de la planète pour la seule et unique raison que sa colère serait sincère…

Génération « Venez comme vous êtes »

Il est dit aux hommes qu’ils sont parfaits avant que d’entrer en société. De ce fait, il leur est tout autant expliqué qu’on ne saurait exiger d’eux aucun travail sur eux-mêmes en contrepartie des droits qui leur sont octroyés puisque lesdits droits leur sont conférés du seul fait qu’ils existent.

Le progressisme : dogme du progrès

De cette croyance quasi-religieuse en un avenir par nature radieux naît une forme d’optimisme dépressif : c’est-à-dire d’un côté la capacité à se projeter dans un futur nécessairement meilleur, et de l’autre l’idée qui en résulte que ce que nous possédons et vivons aujourd’hui est donc fade et sans intérêt.

Peut-on penser par soi-même ?

La culture qui nous a été transmise, grâce à laquelle on peut penser relativement à un langage, à des valeurs, à l’histoire, à la littérature, à la science ou encore à la philosophie, nous la devons à autrui. Nous la devons à l’expérience humaine grâce à laquelle s’est forgé, des millénaires durant, un gigantesque corpus de connaissances.

Libéralisme et capitalisme

Économie vient du mot grec oikonomia qui désigne l’administration de la maison, la bonne gestion pour éviter les dépenses inutiles. Qu’est-ce que l’économie capitaliste sinon l’exact contraire ? la consommation pour le plaisir de consommer ? l’obsolescence programmée ? la démesure ? l’érotisme de la possession ? la volupté du désir et la souffrance du manque ? et inévitablement, comme le figurait Schopenhauer, l’ennui ?

Libéralisme et déconstruction

Les libéraux se trompent. Ils pensent libérer l’Homme en le coupant de son passé ; en lui niant l’héritage historique dont il est à la fois le produit et le dépositaire. Ils ne se rendent pas compte que le langage, que les œuvres qui forgent un esprit commun, que tout ce patrimoine immatériel et matériel constituent le terreau qui permet à chaque individu de se forger une identité, et de réaliser sa nature d’être humain en tant que membre d’une communauté.

Libéralisme et liberté :

Le libéralisme revendiqué par la gauche républicaine est un allié de poids du capitalisme en ce qu’il consacre comme conditions nécessaires à l’émancipation des individus ce qui précisément est à même de favoriser le consumérisme : le progrès, l’illimité, la négation de toute valeurs communes au profit de l’exaltation des valeurs individuelles (Kant), le primat de l’individu sur le collectif, l’hédonisme jouisseur, le jeunisme ou encore le mondialisme.

Une critique du libéralisme : introduction

Le libéralisme est un système total. Il est la promesse de l’émancipation des individus autant que la garantie de la satisfaction de leurs désirs matériels par la concurrence libre des intérêts, c’est-à-dire par la compétition entre les individus. Mais la satisfaction des désirs matériels des individus ne peut être envisagée que par les prémisses du libéralisme économique que sont entre autres la loi du marché, l’impératif de croissance ou encore la concurrence libre et non faussée.